21.03.2007
Le glissement idéologique de Sarko
HARO SUR LES VALEURS DE DROITE
Ou le glissement idéologique de Nicolas Sarkozy
EMPLOI
A propos des 35 heures :
« Les 35 heures doivent rester un minimum mais en aucun cas un maximum » (Dimanche+, 11 mars 2007)
En 2006 à propos du CPE :
«Je demande non application du CPE durant les négociations avec les partenaires sociaux pour rechercher un compromis » (Assemblée Nationale, Avril 2006)
Commentaire : Nicolas Sarkozy n’a jamais parlé de l’abrogation des 35 heures, qu’il entend maintenir comme un acquis social En 2006, lui qui revendiquait la co-paternité sur le CPE a été le premier à réclamer son inapplication, puis son retrait, à mesure que la contestation syndicale augmentait. Il n’est donc pas prêt à assumer des réformes impopulaires.
IMMIGRATION
« L’immigration est une chance pour notre pays » (Convention UMP du 9 juin 2005)
A propos de l’immigration choisie :
«Il appartient au gouvernement de fixer, en fonction des besoins et de nos capacités d’accueil, le nombre de personnes admises à s’installer en France» (12 juillet 2005)
« Nous devons attirer des travailleurs qualifiés, des créateurs d’entreprises, des chercheurs, des professeurs d’université, par un système de points » (Convention UMP du 9 juin 2005)
Commentaire : L’immigration choisie est une véritable traite des cerveaux, qui consiste à piller les forces vives des nations pauvres pour s’enrichir soi même. C’est pourtant le fer de lance de Nicolas Sarkozy, qui ne remplacera pas l’immigration subie, mais qui s’y ajoutera. D’après le spécialiste Maxime Tandonnet, 350.000 personnes sont rentrées sur le territoire français en 2006, une situation qui ne se tarira pas en cas d’élection de Nicolas Sarkozy.
FAMILLE
A propos du mariage homosexuel
« Aujourd'hui, il est nécessaire d'aller plus loin que le simple Pacte civil de solidarité (PACS). Il faut créer un système qui, sur le plan fiscal, patrimonial et successoral, garantisse l'égalité entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel » (Le Figaro, 31 Août 2006)
A propos du député Christian Vanneste, victime des lobbys homosexuels
« Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit » (Le Figaro, 30 janvier 2007)
A propos de l’autorité parentale
« Je me suis particulièrement attaché à ce que figure dans mon projet, l’Union, contrat qui serait signé en mairie et conférerait aux couples, l'égalité en matière de droits successoraux, fiscaux et sociaux. Je suis sensible aux propositions de GayLib (le mouvement homo associé à l’UMP, NDLR) notamment en matière de mandat d’éducation ou de convention de partage de l’autorité parentale » (Conférence de l’APGL sur l’homoparentalité, 3 Février 2007)
Commentaire : Nicolas Sarkozy avait demandé à Luc Ferry d’entamer un travail de réflexion sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité. Cette initiative a déclenché la foudre jusque dans les rangs de l’UMP, et le travail de Luc Ferry a été enterré, au profit d’un mariage bis : le CUCS. Ce dernier présente toutes les caractéristiques du mariage, sauf le nom : cérémonie en mairie, égalité fiscale, autorité parentale. Soumis à la pression des lobbys gays, c’est le droit à l’enfant que Nicolas Sarkozy favorise, plutôt que le droit de l’enfant.
LAÏCITE
L’objectif de Nicolas Sarkozy est de financer les mosquées et de former les imams pour faire émerger ce qu’il appelle un « Islam de France »
« Le financement du lieu de culte proprement dit doit être laissé aux fidèles, ce qui est normal et préférable ; en revanche, les annexes, le parking, la salle culturelle et non pas cultuelle, peuvent recevoir des aides. Il faudrait aussi développer l'utilisation de baux emphytéotiques pour la mise à disposition de terrains par les collectivités publiques » (Livre La République, les religions, l'espérance, 2004)
En 2003 il crée le Conseil Français du Culte Musulman, qui institutionnalise l’Islam et où les fondamentalistes de l'UOIF sont surreprésentés par rapport à leur influence réelle. Réponse du ministre : « Mieux vaut les avoir dedans que dehors. »
A propos de l’Islam
« J’ai été le ministre de la République qui en a fait le plus pour la reconnaissance de l'islam en France » (En visite en banlieue, Dimanche 25 Février 2007)
En Mars 2007, le Recteur de l'Académie de Lyon, Alain Morvan, dénonce des pressions de Nicolas Sarkozy en faveur du collège musulman de Décines (69), auquel le recteur s'était opposé à plusieurs reprises. Ce collège est soutenu par l’UOIF.
Dans son livre sur la République et les religions, il considère qu'il faut refuser les "amalgames" entre les sectes et les "nouveaux mouvements spirituels".
En 2005 il reçoit Tom Cruise au Ministère de l’Intérieur, avec lequel il a discuté de la scientologie, secte qui obtiendra grâce à Sarkozy des fonds pour ses lieux de culte.
Commentaire : Nicolas Sarkozy se fait une idée de la laïcité qui ne permet plus d’ambiguïté. Toutes ses mesures depuis 2002 vont dans le sens d’un communautarisme accru, aux antipodes de l’unité nationale, et en contradiction avec la loi de 1905 selon laquelle "la République ne reconnaît, ni ne subventionne aucun culte... ». Son institutionnalisation de l’Islam accélère la montée des courants radicaux qui sont les seuls à être organisés sous forme d’associations, au détriment de la majorité modérée.
EUROPE
A propos du traité constitutionnel
« Je proposerai à nos partenaires de nous mettre d’accord sur un traité simplifié qui reprendra les dispositions du projet de traité constitutionnel. Ce traité simplifié, de nature institutionnelle, sera soumis pour ratification au Parlement. Il permettra de faire en sorte que nous puissions de nouveau parler ensemble, décider ensemble, construire ensemble. » (Strasbourg, 20 Février 2007)
« Il va de soi que ce mini-traité sera être soumis à la ratification du Parlement » (Forum des Amis de l’Europe, 8 septembre 2006)
A propos du processus de décision
Il entend mettre fin à la règle de l'unanimité «pour que ceux qui veulent agir ne puissent pas en être empêchés [...] et qu'à l'inverse nul ne soit obligé d'agir quand il ne le souhaite pas». (Strasbourg, 20 Février 2007)
Commentaire : Nicolas Sarkozy appelle de ses voeux à un véritable déni de démocratie à propos de la Constitution européenne, rejetée le 29 mai 2005 par référendum. Loin de tout héritage gaulliste, il entend supprimer la règle de l’unanimité, dernière garantie de la souveraineté des nations européennes. Par ailleurs, il critique désormais l’euro fort, politique appliquée par la Banque Centrale Européenne dont il approuvait l’indépendance lorsqu’il était député en 1992 au moment de soutenir la campagne de Maastricht.
IMPOTS
A propos des baisses d’impôts
Nicolas Sarkozy a fait plusieurs promesses fiscales, jusqu’à ce que les « budgétaires » de sa campagne grincent des dents, et annoncent déjà que certaines mesures ne seront pas tenues ou repoussées:
- l'allocation au premier enfant - le bouclier fiscal à 50% - la suppression des droits de successions - la baisse de 4% des prélèvements obligatoires.
A propos de l’impôt sur le revenu
"On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.
Sur Canal+, Thierry Breton affirme en Février 2007: "La baisse promise (...) ne commencera qu'après 2010."
Commentaire : Nicolas Sarkozy fait un exploit dont Chirac serait fier : ne pas tenir une promesse avant même d’être élu. En réalité, les impôts ont même augmenté lors de son passage au Ministère de l’Economie et des Finances en 2004 : +1% de CSG et +5,9% de Taxe professionnelle. La encore, il n’a pas le courage de supprimer l’ISF pour endiguer l’émigration fiscale des investisseurs français.
LOGEMENT
« Je propose qu'au bout de cinq à dix ans le droit au logement devienne opposable » (Discours de Périgueux, 12 Octobre 2006)
Sur projet de loi de Nicolas Sarkozy est promulguée le 5 Mars 2007 une loi sur le logement dont l'article 1 stipule que :
"Le droit à un logement décent et indépendant est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir"
Commentaire : Nicolas Sarkozy abandonne les droits formels pour leur préférer la promesse de droits réels, d’inspiration marxiste. Ce n’est plus l’individu qui se loge, c’est l’Etat qui fournit le logement, comme il fournit également l’emploi dans cet idéal socialiste. Sans préciser qui paiera les indemnités ni comment trouver les logements, ce droit au logement est même ouvert aux étrangers.
DROITS DES ETRANGERS
A propos de l’imposition des étrangers
"J’entends exonérer, en tout ou en partie, de l'impôt sur le revenu les immigrés qui travaillent en France et qui envoient l'essentiel de leurs revenus dans leur pays d'origine" (Au Mali, 18 mai 2006)
A propos de la double peine
« J’ai été à l’initiative de l’abolition de la double peine » (Saint-Étienne-de-Saint- Geoirs, 21 juin 2004)
A propos du droit de vote des étrangers
« J’y suis favorable pour les étrangers non-européens aux élections locales. » (France 2, 1er décembre 2006)
Commentaire : Nicolas Sarkozy assassine ici la notion de citoyenneté, puisqu’en attribuant le droit de vote aux étrangers, il supprime les privilèges politiques du citoyen sur le non-citoyen.
EUTHANASIE
"Quand j'entends les débats sur l'euthanasie, je veux me dire, les principes je les respecte, les convictions je les respecte, mais je me dis quand même au fond de moi, il y a des limites à la souffrance qu'on impose à un être humain."
"On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus." (Paris, 11 Février 2007)
Commentaire : Il y a ici une ligne rouge qui s’apprête à être franchie. Une société qui tue déjà les enfants à naître et qui va peut être maintenant tuer ses malades, est une société en voie d'eugénisation très grave. Les risques de dérapages sont nombreux: dissimulation de meurtre, pressions financières en raison du coût des soins médicaux, procédé utile pour des héritiers peu scrupuleux... Sans compter que les tranquillisants actuels permettent aux patients de moins sentir leurs souffrances.
DISCRIMINATION POSITIVE
« J’imposerai la discrimination positive » (En visite en banlieue, Dimanche 25 Février 2007)
"Il n'y a pas assez de policiers de couleur ou d'origine étrangère au niveau des commissaires, des directeurs et des préfets."
"J'aimerais qu'on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur. » (Saint-Ouen, 20 octobre 2006)
Commentaire : En contradiction totale avec l’égalité des citoyens, la discrimination positive signifie la distribution des places en fonction de critères différents du seul mérite, tenant compte par exemple du sexe, de la race, de la religion, et maintenant de la zone territoriale d’origine. L’instaurer serait déclarer la faillite du système républicain
INTERNATIONAL
En visite aux Etats-Unis en Septembre 2006, il dénonce « l’arrogance de la diplomatie française » à propos de l’intervention en Irak.
Commentaire : La déclaration de Sarkozy révèle une double erreur. D’abord on ne critique pas l’action du gouvernement dont on est le ministre ! Mais surtout Nicolas Sarkozy a récemment avoué que « l’intervention en Irak était une faute », oubliant vite qu’il y était favorable en 2003.
DEPENSE PUBLIQUE
"Si on veut faire des réformes, pour changer de manière radicale notre pays, il faut quand même accepter l'idée qu'il y a des dépenses nécessaires. Il ne faut pas dire aux Français : on va simplement tous les ans réduire la dépense publique sans rien changer, sans rien mettre en oeuvre de nouveau" (François Fillon, porte-parole de Nicolas Sarkozy, Europe 1, 15 février 2007)
Pour ramener la dette publique à moins de 60% du PIB, il compte seulement réduire le déficit à 1,5% du PIB à l’issue de la législature, contre 2,5% cette année. (30 novembre 2006, France 2)
Commentaire : François Fillon fait l’apologie de la dépense publique pour conduire des réformes, une logique typiquement socialiste. Par son annonce de déficit budgétaire à 1,5% du PIB, il abandonne l’équilibre budgétaire qui était son objectif il y a peu.
23:15 Publié dans Communautarisme - Islamisation, Europe, Famille - Moeurs, Immigration, International, Politique française, Sarkophage, Social | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, MPF, P2V, JPF, UMP, Sarkozy, Présidentielle



