09.04.2008

De "Fitna" à l'Eglise, chronique d'un débat

En cherchant d'autre articles de blog parlant du film "Fitna", réalisé par le député hollandais Geert Wilders, je suis tombé sur celui-ci, sur le blog "Mouvement citoyen interactif".

Constatant que dans son analyse, l'auteur du blog comparait l'islam dénoncé par Wilders à l'Eglise catholique, et étant donné que ledit blog se veut interactif, je me suis empressé de lui apporter ma contradiction. Divers intervenants s'y sont mêlés, tous plus ou moins du même avis, c'est à dire pas du mien. Certains des intervenants ayant émis la crainte que je me serve du blog en question comme tribune pour mes idées (mais alors pourquoi venir sur un blog interactif ?), je leur ai proposé de venir continuer la discussion ici... D'où cet article.

25.08.2007

Vous avez dit "racisme" ?

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Ca a le mérite d'être clair.

En relisant cet article, on est atterré devant la responsabilité qu'ont l'école et les médias dans ce phénomène. Ces jeunes demoiselles oublient que si la France n'était pas venu coloniser leurs pays, elles seraient peut-être aujourd'hui quelque part en Afrique ou au Moyen Orient, esclave de ceux qu'elles considère aujourd'hui comme ses amis. Mais l'école et les médias, en diffusant l'image - fausse, le plus souvent - d'une France à l'Histore couverte d'opprobre, attisent le feu de la guerre ethnique dans les quartiers. Cet article en est la preuve....

07.08.2007

Les excès de l'antiracisme

Tintin au Congo: un Congolais porte plainte à Bruxelles pour racisme

Un étudiant congolais a porté plainte fin juillet devant la justice belge pour dénoncer le caractère "raciste" de l'album controversé "Tintin au Congo" et demandé qu'il soit retiré de la vente, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bruxelles.

Etudiant en sciences politiques à Bruxelles, Bienvenu Mbutu Mondondo (38 ans), a déposé plainte contre X et contre la société Moulinsart, en charge de l'exploitation commerciale de l'oeuvre d'Hergé, a expliqué le porte-parole du parquet, Jos Colpin.

L'enquête n'en est qu'à ses prémices, le juge d'instruction Michel Claise n'ayant pas encore décidé si la plainte était recevable.

Dans cette album publié en 1930-31, alors que la Belgique colonisait le Congo, et qui est encore vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires chaque année, le dessinateur belge Hergé représentait l'Afrique "de manière naïve", reflétant l'esprit paternaliste de l'époque, reconnaît Moulinsart sur son site internet.

Le plaignant fait part de son "désarroi face à la persistance de Moulinsart à ne pas décider une fois pour toute de mettre fin à la publication et à la commercialisation de la bande dessinée Tintin au Congo", qu'il juge "raciste et xénophobe".

Il réclame que la société Moulinsart soit poursuivie pour infraction à la loi belge réprimant le racisme.

"Il n'est pas admissible que Tintin puisse crier sur des villageois qui sont forcés de travailler à la construction d'une voie de chemin de fer ou que son chien Milou les traite de paresseux", a-t-il précisé mardi à l'AFP.

"Il faut laisser la justice belge faire son travail", a réagi un porte-parole de Moulinsart, Marcel Wilmet. Il ena profité pour rappeler que Moulinsart n'était pas l'éditeur de Tintin. Celui-ci, Casterman, n'était pas joignable mardi pour un commentaire.

"Sur le fond, a-t-il ajouté, nous sommes étonnés que cette polémique renaisse aujourd'hui, alors qu'Hergé s'était expliqué, disant qu'il s'agissait d'une oeuvre naïve qu'il fallait replacer dans le contexte des années 30, où tous les Belges pensaient faire du très bon travail en Afrique".

Dans les années 70, Hergé avait en effet reconnu que pour cet album, il "s'était nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel (il) vivait". "Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l'époque", avait-il ajouté.

En juillet, la Commission britannique pour l'égalité raciale (CRE) avait jugé que la vente de Tintin au Congo "dépassait l'entendement". "Ce livre contient des images et des dialogues porteurs de préjugés racistes abominables, où les +indigènes sauvages+ ressemblent à des singes et parlent comme des imbéciles", avait déclaré une porte-parole de la CRE.

Suite à cet avis, le groupe américain Borders a demandé à toutes ses librairies aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne de déplacer l'album controversé vers la section des BD pour adultes.

Jozef Dewitte, directeur du Centre belge pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme appelait mardi à une "certaine prudence".

"Il s'agit d'une oeuvre d'art, faite par quelqu'un de décédé depuis longtemps. Je conçois que des gens puissent se sentir insultés, mais plutôt que de tenir des propos +hyper-politiquement corrects+, on ferait mieux de s'attaquer aux discriminations à l'embauche ou au logement", a-t-il réagi.

Source

13.10.2006

Anniversaire de la bataille de Verdun

medium_verdun.jpg«Depuis le temps que je participe à ce type de cérémonie, je n’avais encore jamais vu ça. C’est très impressionnant. Nous sentons ici comme jamais le poids de la reconnaissance nationale. Tout à l’heure, je pensais à tous mes camarades disparus. Pour eux, vraiment, ça fait chaud au cœur». Robert, vétéran de la guerre d’Algérie, cache mal son émotion. Étendard appuyé contre l’épaule, le vieux soldat prend la peine de souffler un instant.

Voici quelques minutes, il défilait avec 1 300 autres porte-drapeaux par les rues de la petite commune de Treize-Septiers, située au nord-est de la Vendée. Treize-Septiers qui a vibré ce matin-là comme jamais, à l’occasion d’une cérémonie exceptionnelle organisée par le conseil général en l’honneur des poilus vendéens morts dans la Tranchée des Baïonnettes.

medium_tranchee_baionettes.jpgTrente-trois jeunes soldats, venus du 137e Régiment d’Infanterie de Fontenay-le-Comte, ensevelis vivants sous la mitraille allemande, à l’aube d’un frais matin de printemps. C’était le 11 juin 1916, au lieu-dit du ravin de la Dame, non loin du fort de Douaumont, près de Verdun. Quatre-vingt-dix ans après, la Vendée a tenu à honorer le sacrifice de ses fils, morts pour que vive la France.

En présence du général commandant la région terre nord-ouest, de plusieurs unités militaires et, donc, de 1 300 anciens combattants (un record), Philippe de Villiers a rendu un hommage solennel à ces jeunes combattants tombés pour la défense du sol natal et de la liberté française. «Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour dire à nos poilus : non, vous n’êtes pas morts pour rien. Verdun est le symbole de ce que peut faire la France lorsqu’elle est rassemblée, quand elle est sûre de son destin, quand ses fils ont foi en elle, quand le tissu national est solidement tramé», a ainsi déclaré le président du conseil général.

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Cette journée clôturait l’année Verdun, instituée par le département pour honorer l’ensemble des soldats vendéens engagés dans la Première Guerre mondiale. De l’amiral Merveilleux du Vignaud au commandant Guilbaud, pionnier de l’aéronavale, du capitaine de Lattre à Clemenceau, tous deux vainqueurs de guerre mondiale, tous deux issus du même village de Mouilleron-en-Pareds, la Vendée a énormément donné à la France : au total, 22 000 morts, soit 34 % de disparus par rapport au nombre de combattants engagés. Le plus fort taux de tous les départements.

«En un temps où il est de bon ton de taire les gloires nationales, d’Austerlitz à Corneille, et de faire apparaître la France sous les traits les plus noirs, il est important de rappeler que nous sommes les enfants d’un grand pays qui a un riche passé, dont nous pouvons être fiers. Mais aussi que ce grand pays doit aujourd’hui sa liberté, son indépendance, au sacrifice consenti par des millions de jeunes soldats. Ils ont droit, à jamais, à notre reconnaissance», concluait Philippe de Villiers, devant une foule de plus de 9 000 personnes, debout et vibrante d’émotion.

27.09.2006

"Indigènes", ou l'occasion manquée

C'aurait pu être l'occasion de donner aux jeunes déracinés de nos banlieues cette fierté et cet honneur qui animèrent leurs aïeux. Au lieu de cela, et comme d'habitude, l'arrogance d'un côté, la honte de l'autre. Et un film fait par des racailles, pour des racailles.

medium_spahi.jpgBien sûr que les vétérans des anciennes colonies méritent autant que leurs frères d'armes de métropole.
Mais on aurait pu se passer d'une énième repentance. Et c'est là encore l'occasion d'un 'historiquement correct' immonde : non, ces soldats n'ont pas été arrachés de force à leurs champs et à leurs araires...

"La sortie du film "Indigènes" mercredi prochain ne manquera pas de relancer le débat qui agite notre pays à propos du passé colonial de la France, débat qui nous fait patauger chaque jour un peu plus dans une repentance glauque, où l'on confond allègrement "colonisation" et "colonialisme". D'après son auteur, le film prétend réparer une double injustice : celle de notre mémoire présupposée défaillante concernant un passé que l'on s'obstine à présenter comme douloureux alors qu'il fut, somme toute, assez glorieux, et celle de notre rapinerie pour ne pas avoir indemnisé les supplétifs restés dans leur pays d'origine après les indépendances, à un taux identique à celui des combattants de l'ex-métropole. ... (Lire la suite)"

Alors que le film est projeté en avant-première dans des écoles de banlieue, à grand renfort de stars-racailles comme Canal+ les aime (voir ici, ici et ici), les enfants des dites écoles sortent du spectacle avec la haine. La haine du blanc, la haine de la France. Les bobos parisiens ont gagné : ça de plus pour Ben Laden

Voir aussi ces 2 articles des "Hussards noirs" (l'avis de l'auteur du blog et celui de Jean Sévillia)

05.07.2006

Le FN et l'historiquement correct

Jean-Marie Le Pen a tranché. Vox Galliae nous rapporte que, suivant les suggestions de sa fille Marine, ce sera bien à Valmy (Marne) qu'il fera le 20 septembre - jour anniversaire de la fameuse bataille livrée en 1792 par l'armée de la Révolution française contre les Prussiens - son premier grand discours de candidat à l'élection présidentielle de 2007.

medium_valmy_13.jpgOr Valmy n'a pas été le symbole de l'unité nationale tant admiré : des Français, contre-révolutionnaires avaient rejoint les rangs prussiens.
Par ailleurs, l'on sait aujourd'hui qu'il ne s'est quasiment rien passé à Valmy. Face à des soldats prussiens affaiblis pour cause de transit intestinal trop efficace, seuls quelques coups de canon furent tirés. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Le FN, en se servant des faux symboles de l'historiquement correct, montre le vrai visage de l'avenir du FN : un parti qui rejoint le système, en n'hésitant pas à reprendre les mensonges véhiculés depuis deux siècles.

J'entends déjà les sirènes éculées des bien-pensants me collant sur le front l'étiquette d'un royalisme jugé trop rétrograde. Je leur répondrai que c'est à force de mensonges sur l'Histoire qu'ils détruisent la République, et qu'ils nourrissent un royalisme de plus en plus moderne. La République, pour paraphraser Decaux un soir de fin septembre 1993, se grandirait en reconnaissant ses erreurs et ses mensonges passés.

Mais au final, pour le moment, qu'importe... L'objectif prioritaire puisque vital n'est pas cette éternelle discussion entre héritiers et adversaires de la Révolution. Rendons d'abord à la France son existence, c'est à dire sa souveraineté. Il sera alors temps de décider sous quel régime nous voyons l'avenir.