25.10.2006
Marais Poitevin : Les béats de la Charte punissent leurs opposants
Dans le Marais poitevin, la Charte proposée par les amis de Ségolène dans le but (soi-disant) de rendre au Marais le label 'Parc Naturel Régional perdu en 1996 sème la zizanie. Il faut dire que le document serait digne de la Commission Européenne : le Marais selon la Charte, tout le monde à droit d'y aller (et encore), mais il deviendrait très difficile d'y travailler. Cette Charte, à laquelle le Conseil Général de Vendée et Philippe de Villiers s'opposent naturellement, et la zizanie qui va avec, ont aussi certains effet inattendus. Des ouvriers du Mazeau vont travailler à la scierie du Vanneau en traversant par une passerelle le canal qui sert de limite aux deux communes et aux deux départements, puisque le Mazeau est en Vendée et le Vanneau en Deux-Sèvres. Cette passerelle est désormais fermée, obligeant ces ouvriers à un détour de 8 km. Pourquoi ? Parce que, si les deux maires sont pour la Charte, le Conseil municipal du Mazeau a voté contre, tandis que celui du Vanneau a voté pour. Donc le maire du Vanneau, avec l'appui de la mairesse du Mazeau, a décidé de fermer la passerelle, prétextant une vétusté bizarrement opportune. Mais, en coulisse, il punit la voisine vendéenne qui a rejeté le projet de Charte. Nous sommes solidaires avec les ouvriers vendéens de la scierie du Vanneau : il est inadmissible de punir une commune entière pour un motif idéologique. Les ouvriers concernés n'y sont pour rien : il est anormal que ce soient eux qui trinquent. Source : Ouest-France
18:54 Publié dans Ruralité - Agriculture - Environnement, Vendée | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Vendée, Ségolène, MPF, Philippe de Villiers, Deux-Sèvres, Marais Poitevin



