29.09.2007
Le planning familial international exige que l'UE fasse la promotion de l'avortement !
La branche européenne de la fédération internationale des plannings familiaux (IPPF) vient de publier un document intitulé « Pourquoi nous faut-il parler de l’avortement ? » (« Why we need to talk about abortion »), : elle y exige la légalisation, sans restriction, de l’avortement dans tous les pays européens.
Le constat qui introduit le plaidoyer a pourtant de quoi coller la chair de poule (et ce dès la première ligne!) : sur les 210 millions de grossesses que l’on compte chaque année dans le monde, 46 millions (soit 1 grossesse sur 5) s'achève sur un avortement. Des chiffres que non seulement l'IPPF va égrèner sans frémir mais qui vont illustrer ensuite sa sordide promotion de l'avortement (Quoi? 46 millions d'avortements annuels, et ce ne serait pas encore assez?). Pire : dans le monde « idéal » (sic) des planning familiaux (comprenez : un monde où les moyens de contraception seraient correctement utilisés par tous), il y aurait toujours (Ndlr : selon les estimations de l'IPPF) 6 millions de grossesses non programmées : autant de foetus à éliminer !
Et l'IPPF de déplorer le monde inhumain dans lequel nous vivons, un monde où 43% des femmes (Ndlr : toujours d'après leurs chiffres. Et toujours aucune info sur leurs sources) ne disposent pas d'un d'accès 'correct' à l'avortement : un « véritable drame » à leurs yeux ! Car l’IPPF considère non seulement l’avortement comme un droit, mais en plus comme un droit « intrinsèque » (sic) à la « liberté de la femme », et il condamne de ce fait sans aucune exception tous les pays européens où ce « droit » est « bafoué » parce que « restreint » (en ligne de mire : le Portugal, la Pologne, bien sur, l'Irelande et la Slovaquie). Brandir l'étendart (sanglant) de la liberté n'empêche néanmoins pas l'IPPF de fouler au pied (quinze lignes plus bas) la liberté la plus fondamentale qui soit : la liberté de choix (Ndlr : qu'il revendique pour les femmes, mais nie pour les médecins, notez l'étonnant paradoxe). L'organisme s'offusque en effet que dans les pays où l'avortement est déjà légalisé les médecins puissent encore user de leur « objection de conscience » (et donc limiter le nombre d'avortements) : cette objection de conscience, l'IPPF la qualifie « d'inadmissible » (Ndlr : faudrait-il leur rappeler, à tous ces avorteurs convaincus, les heures tragiques de notre Histoire où d'autres avaient pensé comme eux ?). A noter également, l'argument principal (totalement fou) de l'IPPF : libéraliser le droit à l'avortement permettrait à terme d'en réduire le nombre (la France n'est évidemment pas citée en exemple vous pensez bien). Mauvaise foi ou véritable délire du planning familial ? (...)
L'acharnement actuel dont usent toutes les organisations pro-avortement (jusqu'à proposer l'impensable aux plus grandes instances : supprimer la liberté de choix des médecins, au risque de mettre en péril la démocratie) traduirait-il en actes les derniers sursauts d'une bête à l'agonie (du moins suffisamment acculée pour recourir aux 'solutions' de dernières extrémités) ? Nous pourrions sérieusement l'envisager car ces gens, face à la réalité, face aux constats scientifiques, face au progrès médical, ne peuvent plus se raccrocher à grand chose, uniquement se recroqueviller sur leurs idées et refuser l'évidence : l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles (c'est ce que pensent 85% des femmes : sondage BVA, 2005) et les dégats qu'il engendre sont désormais solidement documentés (dépression grave, toxicomanie, idées suicidaires, alcoolisme, crise d'angoisse etc. touchent plus facilement les femmes qui ont avorté : enquête réalisée par le Journal of Child Psychologie, qui a valeur de référence en psychatrie, en Decembre 2006).
Ironie du sort (ou plutôt du calendrier), alors que le planning familial international essaie de faire pression sur l'Europe, dans le même temps, l'ONU a décidé de s'inquiéter des conséquences néfastes de l'avortement sélectif en Inde : l'élimination des foetus féminins risquerait à terme « d’accroître les violences faites aux femmes ». En Chine, fait nouveau, les familles soumises au quota des naissances commencent à se dresser face au diktat des planning familiaux. Dans un pays où la possibilité d'avorter ne connait justement plus aucune restriction (les avortements pouvant avoir lieu jusqu'au 9ème mois de grossesse), ils sont de plus en plus à évoquer leurs souffrances et à porter plainte.
Source : e-deo14:25 Publié dans Europe, Famille - Moeurs, Pologne, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Moeurs, Avortement, Vive la vie !
24.09.2007
Birmanie : Révolte, non-violence et spiritualité
Est-ce un nouveau Solidarność ?
En Birmanie, semble se dessiner une véritable "révolution des moines". Je ne peux m'empêcher de trouver de nombreux points communs entre ce mouvement des autorités spirituelles de ce pays bouddhiste d'Asie du Sud-Est, et le mouvement chrétien de libération de la Pologne dans les années 1980.
Il y a une figure. Si le sourire d'Aung San Suu Kyi n'est pas encore aussi célèbre que les moustaches de Wałęsa, ce sont deux figures nobélisées (1983 pour le second, 1991 pour la première), non-violentes et emprisonnées.
Il y a un déclencheur, en l'occurence une hausse des prix, qui met le feu aux poudres.
Il y a un peuple uni face à la répression des militaires au pouvoir.
Il y a enfin un fond spirituel et un franc soutien des autorités spirituelles. L'affront fait aux militaires par les bonzes birmans (en refusant leurs aumônes) peut nous rappeler les critiques d'un Jean-Paul II ou d'un Jerzy Popieluszko, soutiens moraux et spirituels donnant à leurs luttes une dimension contre laquelle les emprisonnements et les balles de fusils ne peuvent rien : on n'arrête pas les âmes en marche, il est vain d'opposer aux Mahatmas les moyens matériels classiques de la terreur.
Souhaitons donc à la Wałęsa birmane le même succès que l'original : c'est à peu près tout ce que nous pouvons faire...
10:10 Publié dans International, Pologne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique; International; Birmanie; Pologne;
26.07.2006
La Pologne défendra la famille et son identité
Mercredi soir, le gouvernement de Jarosław Kaczyński, frère jumeau du président polonais Lech Kaczyński, a obtenu l'investiture du parlement avec 240 voix contre 205 et sans aucune abstention.
Dans un discours précédant le vote Kaczynski a déclaré: "Nous sommes et nous voulons être dans l'UE, nous voulons participer à la recherche d'un nouveau texte fondamental".
"Nous revendiquerons une pleine souveraineté en ce qui concerne la morale et les moeurs, nous voulons conserver notre identité nationale", a-t-il dit, en promettant de défendre le mariage traditionnel qui est "une union entre un homme et une femme".
"Nous ferons tout pour que la famille polonaise soit défendue contre toutes ces attaques venant surtout de l'extérieur."
Source : Vox Galliae
21:20 Publié dans Europe, Famille - Moeurs, Pologne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Pologne, Europe, Famille
11.07.2006
Polska ma nowego premiera *
Suite à la démission du Premier ministre et à la nomination, controversée dans nos pays 'démocratiques' mais pas en Pologne, du frère du président, ce dernier annonce des changements en matière de politique étrangère. Jaroslaw Kaczynski (le frère du Président !) a annoncé que la composition de son gouvernement serait quasi identique à celle du gouvernement démissionnaire, à l'exception du ministre des Finances. Mme Gilowska avait été limogée il y a 2 semaines à la suite, dit-on, de soupçons -qu'elle rejette- de collaboration avec les anciens services secrets communistes.
Or, il s'avère que ce poste est fondamental dans la politique économique de l'Union européenne puisque la majeure partie des directives européennes touchent aux finances. Aussi, le Premier ministre a annoncé "une évolution de la politique étrangère polonaise" qui deviendra une politique "nationale" au sein de l'UE.
"On ne nous fera pas croire qu'il n'y a pas d'Etats-nations en Europe ni de politiques nationales. Celles-ci sont appliquées de toute évidence par nos partenaires. Je ne vois pas de raison pour laquelle nous ne devrions pas faire de même. Cela veut dire que, par exemple, nous n'approuverons pas les solutions qui nous seront désavantageuses".
"Nous ne partageons pas l'opinion, populaire en Europe, selon laquelle un Etat-nation est quelque chose de mauvais. Nous voulons profiter de notre présence en Europe pour renforcer l'Etat-nation".
On comprend mieux pourquoi nos journalistes critiquent cette nomination.
Michel Janva (Le Salon Beige)
*La Pologne a un nouveau Premier Ministre
13:20 Publié dans Europe, Pologne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique, MPF, Pologne, Kaczynski, PiS
12.03.2006
Lech Kaczynski juge l'Europe
...sans langue de bois. Au cours de sa visite à Berlin, le président polonais a de nouveau exprimé sa méfiance à l'égard d'une Europe supranationale : "Je crois que le moment d'une Europe quasi-Etat n'est pas encore venu". Défendant le principe des Etats nationaux, il a estimé qu'ouvrir intégralement les frontières entre tous les pays de l'Union européenne représenterait "un problème de fond". Kaczynski a reproché à l'Europe de "chercher des succès trop rapidement", rappelant l'échec de la Constitution. Il n'a pas hésité à qualifier l'UE d'"organe artificiel" et de "super-Etat qui agit de façon désemparée" ! Il est à craindre que les médias français ne retiennent de sa visite en Allemagne que l'agression de militants pro-gays, qui ont interrompu son discours et lui ont lancé des projectiles. Affirmant qu'"il n'y aucune raison d'encourager" l'homosexualité, le président Polonais a été... applaudi par une bonne partie du public !
Michel Janva (Le Salon Beige)
20:05 Publié dans Europe, Pologne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




