15.04.2008

La pensée du jour

"Quand il y aura plus de minarets
que de clochers,
on appellera le pape
Ben Houassez."

Vladimir Bukovsky dénonce la dérive totalitaire de l'Union européenne


 
Voici plusieurs années que Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique,  dénonce la façon dont l'Union Européenne se construit en la comparant à une nouvelle "Union Soviétique". Dans une vidéo en ligne ici , il persiste et signe. Il avait prononcé un discours à Bruxelles en février 2006 dont l'essentiel est ici. M. Bukovsky avait qualifié l'UE de « monstre » qui doit être "détruit le plus tôt possible, avant qu'il ne se transforme en un Etat totalitaire en pleine puissance". Né en 1942, cet ancien dissident soviétique qui a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique) est le premier à avoir dénoncé l'utilisation de l'emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en Union soviétique. 

Source: Observatoire de l'Europe, via MPF 48

09.04.2008

De "Fitna" à l'Eglise, chronique d'un débat

En cherchant d'autre articles de blog parlant du film "Fitna", réalisé par le député hollandais Geert Wilders, je suis tombé sur celui-ci, sur le blog "Mouvement citoyen interactif".

Constatant que dans son analyse, l'auteur du blog comparait l'islam dénoncé par Wilders à l'Eglise catholique, et étant donné que ledit blog se veut interactif, je me suis empressé de lui apporter ma contradiction. Divers intervenants s'y sont mêlés, tous plus ou moins du même avis, c'est à dire pas du mien. Certains des intervenants ayant émis la crainte que je me serve du blog en question comme tribune pour mes idées (mais alors pourquoi venir sur un blog interactif ?), je leur ai proposé de venir continuer la discussion ici... D'où cet article.

06.04.2008

L'UMP, le Modem et le PS refusent par avance le résultat du référendum irlandais

...si la réponse était "non", bien entendu. Doit-on s'en étonner, puisqu'ils n'ont déjà pas respecté le résultat négatif du référendum français ? Au cours de la séance de vote qui s'est déroulée le 13 février 2008 à Strasbourg au Parlement européen sur le Rapport Corbett-Mendez de Vigo relatif au traité de Lisbonne, un amendement (n°32) était sobrement rédigé : le Parlement européen "s'engage à respecter le résultat du référendum irlandais". Qui oserait voter contre, franchement, l'affirmation du respect du résultat futur des urnes, donc de la démocratie ? Réponse, s'agissant des eurodéputés Français : 46, de l'UMP, des Socialistes et du Modem. Voici en effet dans le détail le résultat du vote par appel nominal sur cet amendement n°32 (source : Parlement européen) 

1. Ont voté contre l'amendement : 46 députés français
Libéraux (Modem et nouveau centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon (Sarnez et Cavada absents) 
Démocrates Chrétiens (UMP & autres divers droite) : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon
PSE, (Socialistes) : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay,Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber
Verts (Ecologistes) : Aubert, Bennahmias, Libietz
2. Se sont abstenus : 3 députés français
PPE : de Veyrac
Verts : Flautre, Onesta
3. Ont voté pour : 17 députés français 
Groupe IND/DEM (souverainistes) : Couteaux, Louis, de Villiers 
GUE (PCF) : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz
Non Inscrits (FN) : Golnisch, Lang, Le Pen, Marine Le Pen, Le Rachinel. 
PSE : Laignel

Gageons que si la réponse des Irlandais est un "oui" au traité de Lisbonne, UMP, Modem et PS seront les premiers à s'en féliciter et à célébrer la "démocratie"... Si c'est un "non", comme d'habitude on leur reposera la question jusqu'à ce qu'ils donnent la réponse qu'on attend d'eux, bis repetita placent...

Source : L'Observatoire de l'Europe - Après le Non

04.04.2008

Olonne sur Mer : Levons les couleurs !!!

Depuis vendredi [21 mars, ndlr], Olonne sur Mer a un nouveau maire : Yannick Moreau (MPF). Après sa victoire sur le maire sortant Jean-Yves Grelaud (PS), un vent nouveau souffle sur Olonne.

Le tournant a été marqué par un premier geste symbolique. Samedi matin, deux drapeaux vendéens au double coeur, emblème de la Vendée, ont été hissés devant la mairie, en remplacement de celui de l'Union Européenne.

Les 3 élus de gauche n'ayant pas démissionné n'ont pas tardé à réagir : selon eux, « ce geste n'est pas à minorer. Il donne le ton de ce mandat. M. Moreau se présente comme un homme pragmatique, son premier geste est idéologique. »

Ils y voient « un mauvais signal lancé à nos entreprises qui ont besoin de conquérir de nouveaux marchés par-delà les frontières pour faire vivre notre économie et accélérer les créations d'emplois sur nos territoires. L'avenir du repli sur soi, notre groupe n'en veut pas. L'avenir du chacun pour soi, non plus ». Dans la majorité, l'analyse n'est pas la même. Yannick Moreau entend bien suivre son mot d'ordre décliné pendant la campagne « Tournons Olonne vers l'avenir ». Avec son équipe, il a l'ambition de « faire bouger Olonne ». Et tout un programme à mettre en oeuvre.

(Source)

Le geste est analogua à celui de Ph. de Villiers lorsqu'il est arrivé à la tête du Conseil Général de Vendée en 1988 : lever haut ses couleurs, c'est vouloir rendre les habitants fiers de l'endroit où ils vivent. Ce n'est pas un repli sur soi ou un retour en arrière, comme le dit une gauche qui n'a rien compris alors qu'elle a le résultat sous les yeux. "Du passé, faisons table rase", c'est dépassé. Quand on ne sait pas d'où on vient, on a du mal à savoir où aller. L'avenir ne se construit pas sans fondations...

Et les faits sont là : alors que la France s'étiole en repentances et en honte de soi-même, la Vendée, portant haut ses couleurs, caracole en tête des départements les plus dynamiques de France. Messieurs de gauche, enlevez vos oeillères et jetez votre petit livre rouge : regardez la Vendée !

Patrick Louis au Parlement européen : "Vive le Tibet libre !"

Merci au blog MPF 48 de rapporter le fait suivant :

Lors du débat organisé le 26 mars à Bruxelles sur la situation au Tibet, le député Patrick Louis, s'exprimant au nom de la délégation MPF au Parlement européen, a fustigé le Ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner en s'interrogeant carrément sur le point de savoir s'il était toujours "digne de parler au nom du pays des droits de l'Homme ?". Puis, soulignant le "deux poids - deux mesures" des diplomaties européennes vis à vis du Tibet d'une part, du Kosovo d'autre part, il a conclu par un très gaullien "vive le Tibet libre ! vive le monde des nations libres !"

"Monsieur le Président,
Mes chers Collègues,

Depuis quelques heures, la propagande officielle chinoise fait état de son "contrôle retrouvé" sur la situation au Tibet. On le sait, ces déclarations cachent une répression sanglante.

La réaction des autorités européennes nous révolte doublement.

1°) Si l'on doit se féliciter du haussement de ton du Président Sarkozy qui n'exclut pas un boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, l'attitude de son Ministre des affaires étrangères est plus que douteuse.

Bernard Kouchner n'a en effet cessé d'employer l'expression "nos amis chinois". Sait-il que cette dictature sanglante écrase les libertés fondamentales et l'identité nationale tibétaine ? Connait-il le nombre de prisonniers politiques, dont le plus jeune du monde, le Panchem Lama ?

On en vient à se poser la question : est-il encore digne de parler au nom du pays des droits de l'Homme ?

Depuis la dynastie Han, les Chinois sont persuadés de leur supériorité sur le reste du monde.
La justification communiste n'a fait qu'exacerber cette attitude en prônant une idéologie qui permet d'étouffer toutes les revendications individuelles et sociales, a fortiori nationales.

En Asie comme en Europe, la tentation impériale et l'ethnicisme sont bien les ennemis de la nation.

2°) D'où notre seconde révolte : quel attentisme coupable des dirigeants européens face à la crise tibétaine, eux qui sans réfléchir reconnaissaient il y a quelques semaines l'indépendance du Kosovo !

En imposant l’indépendance pure, simple et immédiate de cette province serbe, sur le territoire de laquelle se trouve le berceau historique et spirituel de la Serbie, Européens et Américains ont pris le risque de déclencher de redoutables réactions en chaîne et de développer une politique internationale incohérente.

Du Kosovo au Tibet, nous assistons à un intolérable deux poids-deux mesures, destructeur de la confiance de l'opinion dans l'action diplomatique.

Au mépris des héritages et traditions nationales, sans traitement équitable des droits des peuples, nous courons le risque de voir nos proclamations sur les droits de l'homme devenir des incantations et se vider de leurs sens.

Alors osons le proclamer : vive le Tibet libre ! vive l'Europe des Nations libres ! vive un monde de Nations libres !"

01.04.2008

La manipulation de la banderole

Alors que les protestations concernant la banderole du match PSG-Lens prennent une ampleur absurde (en ce 1°avril, on se demande même si c'est sérieux), on est amené à une réflexion que rapporte assez bien le blog fdesouche.com.

Rien n’est jamais fait pour combattre le racisme anti-français, des rappeurs peuvent “enculer la France” en bénéficiant d’une presque totale impunité, le racisme n’est jamais retenu quand des blancs sont agressés par des extra-européens, quand des blancs sont victimes de discrimination…

Mais il suffit que les supporters parisiens, blancs, réputés de droite, déploient une banderole idiote et insultante à destination de leurs homologues lensois pour que ça fasse la une des médias, que la LICRA porte plainte, suivie du Mrap et de SOS Racisme, que Sarkozy monte au créneau, impose des tests ADN pour retrouver les coupables…

Pourtant, aussi stupide soit-elle, cette banderole est à remettre dans le contexte des provocations entre supporters.  Provocations que l’on rencontre dans la quasi-totalité des stades du monde… Provocation gratuite, car il y a de fortes probabilités qu’une partie de ceux qui ont déployé cette banderole soient eux-mêmes plus ou moins directement originaires du nord de la France.

Le même jour, des blancs étaient ratonnés par des Clandestins à Mayotte : aucune réaction.

Et le même blog de montrer des photos de banderoles n'ayant, par leur obscénité et leur idiotie, rien à envier à la banderole incriminée... Pourtant, rien n'a jamais été fait. Bizarre, non ?

A la base des abus liturgiques, une perte du véritable sens de la messe

Entretien avec le responsable d’une communauté brésilienne qui a conservé l’ancien rite

ROME, Lundi 31 mars 2008 (ZENIT.org) - L'évêque d'une communauté brésilienne qui célèbre la messe selon l'ancien rite (la forme liturgique ancienne du rite romain appelée tridentine ou de saint Pie V) estime que les abus présents dans la liturgie sont dus à un « manque de spiritualité, de spiritualité sérieuse ».

« La messe attire pour ce qu'elle est, pour sa sacralité et son mystère », affirme Mgr Fernando Arêas Rifan, administrateur apostolique de l'Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianney. (...)

Zenit - Le Motu Proprio « Summorum Pontificum » permet une présence plus importante de la célébration de la messe selon l'ancien rite dans la vie de l'Eglise. Cette présence serait-elle bénéfique selon vous ?

Mgr Fernando Rifan - (...) Les bénéfices de la réintroduction et de la diffusion dans la vie de l'Eglise de cette forme extraordinaire du rite romain ont déjà été mentionnés par le pape actuel dans son Motu proprio quand il dit que dans la célébration de la messe selon le missel de Paul VI on pourra manifester, de façon plus intense qu'auparavant, cette sacralité qui attire tant de fidèles vers la tradition ancienne. C'est exactement ce qu'a souligné le cardinal George, de Chicago : «..Le Saint-Père, lui-même, il y a quelques temps, attirait notre attention sur la beauté et la profondeur du missel de Saint Pie V... la liturgie de 1962 est un rite autorisé de l'Eglise catholique et une source précieuse de compréhension liturgique pour tous les autres rites... Cette liturgie appartient à toute l'Eglise pour véhiculer cet esprit que l'on doit également répandre dans la célébration de la troisième édition typique du missel romain actuel » (cf. Cardinal Francis George, archevêque de Chicago, Etats-Unis, dans la préface aux Actes du Colloque 2002, « La Liturgie et le Sacré », du CIEL, Centre International d'Etudes Liturgiques).

Quand j'ai participé, en août 2007, au congrès d'Oxford réuni pour enseigner la célébration de la messe sous sa forme extraordinaire à quelque 60 prêtres diocésains du Royaume-Uni, l'archevêque de Birmingham, Mgr Vincent Nichols, a dit aux prêtres durant la messe d'ouverture qu'en apprenant à célébrer la messe dans sa forme ancienne, ils auraient appris à beaucoup mieux célébrer la messe dans leurs paroisses, même lorsqu'il s'agit pour eux de la célébrer selon le rite actuel de Paul VI.

Je pense que c'est le bénéfice souhaité par le pape dans son Motu Proprio « Summorum Pontificum ».

Zenit - Quels conseils donneriez-vous à des fidèles qui déplorent une certaine « banalisation » de la liturgie dans leurs communautés ?

Mgr Fernando Rifan - En évoquant les abus qui ont suivi la réforme liturgique, le cardinal Joseph Ratzinger, déplorait de voir la liturgie dégénérer en show, où tout est fait pour essayer de rendre la religion intéressante à l'aide d'éléments à la mode, avec des succès momentanés dans le groupe des « fabricants » liturgiques (introduction au livre « La Réforme Liturgique », de Mgr Klaus Gamber, pag. 6 et 8).

Le cardinal Edouard Gagnon était du même avis : « On ne peut ignorer que la réforme (liturgique) ait donné lieu à beaucoup d'abus et qu'elle ait conduit, dans une certaine mesure, à la disparition du respect pour le sacré. Ce fait doit, hélas, être admis et excuse un bon nombre de ces personnes qui se sont éloignées de notre Eglise ou de leur ancienne communauté paroissiale » (...) (« Intégralisme et conservatisme » - Entretien avec le cardinal Gagnon, « Offerten Zitung - Römisches », nov. déc. 1993, p.35).

Je pense que le point central de ces abus a été mis en lumière par le cardinal Ratzinger lui-même : c'est la porte ouverte à une fausse créativité des célébrants (entretien à la revue « Homme Nouveau », nº 7, octobre 2001).

Derrière cela se cache un manque de sérieux au niveau de la spiritualité, comme si pour attirer le peuple il fallait inventer de nouvelles choses. La sainte messe attire pour ce qu'elle est, pour sa sacralité et son mystère. Il s'agit au fond d'une perte de foi dans les mystères eucharistiques, à laquelle on essaie de suppléer en ayant recours à des nouveautés et à la créativité. Dès l'instant où le célébrant cherche à devenir protagoniste de l'action liturgique, il commence à y avoir des abus. On oublie que le centre de la messe est Jésus Christ.

L'actuel secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, Mgr Albert Malcolm Ranjith, affirme : « La messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment du prêtre qui la célèbre. Il est important, je dirais même fondamental, que le prêtre se mette de côté : le protagoniste de la messe est Jésus Christ. Je ne comprends donc pas les célébrations eucharistiques qui se transforment en spectacles, avec des danses, des chants ou des applaudissements, comme cela arrive malheureusement assez souvent avec le Novus Ordo ».

La solution à tous ces abus se trouve dans les normes dictées par le magistère, surtout dans le document « Redemptionis Sacramentum », du 25 mars 2004, où il est dit que « selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l'Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l'Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes » (n. 183).

Mais, comme dit Mgr Ranjith, « il existe une quantité de documents (contre ces abus) qui sont malheureusement restés lettre morte, abandonnés dans les librairies ou couverts de poussière ou, pire encore, jetés au panier comme du vieux papier ».

Alexandre Ribeiro

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