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02.08.2007

Sarkolonisation, ou la chronique d'une désillusion annoncée...

Les dernières élections ont laissé un goût mitigé.

L'amertume de voir se produire l'éternel affrontement droite molle / gauche, à la grande satisfaction de la tyrannie médiatique, était à peine consolée par la satisfaction de voir arriver à l'Elysée un homme élu après une campagne très à droite, au moins dans les paroles. Ce qui d'ailleurs nous fortifie, s'il en était encore besoin, dans la conviction que nos idées, reprises par le nouveau Président, sont majoritaires.

Je dis bien "à peine" consolée, surtout au vu de la suite : comme l'a si bien dit le député UMP Lionnel Luca, "à force de prendre des gens que d'un côté, on va se dire que c'est vraiment dommage qu'on n'ait pas élu la gauche directement". En clair, Sarko n'enterre-t-il pas un peu vite le camp patriote, qu'il a si bien court-circuité ? Son nouveau (?) côté lévogyre (qui tourne à gauche) risque en effet de revigorer la vraie droite.
Je doute que ses velléités - à encourager - d'instauration d'un service minimum dans les transports suffiront à entretenir la flamme chancelante du maigre espoir qu'ont eu les patriotes de voir Sarko tenir de si belles promesses de campagne.

e3e006daae5eb66b2c32f4fc631d1e49.jpgD'autant plus que la grande trahison, tant redoutée, semble pointer le bout de son sale nez, entre autres par le biais d'une petite phrase prononcée au Sénégal, stigmatisant la colonisation comme une faute. Dire qu'il avait promis de faire aimer la France, de lutter contre ceux qui la veulent salir...
C'est vrai que l'on peut regretter les frontières tracées au cordeau, séparant parfois des peuples au gré des liens diplomatiques européens. Mais enfin, faut-il regretter d'avoir sauvé l'Afrique de l'esclavage ? Faut-il renier les bienfaits qu'ont apporté nos courageux ancêtres aux colonies (routes, hôpitaux...) ?
Même s'il est illusoire de prétendre affirmer ce que serait devenu un continent entier si l'Histoire avait été différente, certains indices peuvent tout de même nous laisser croire que l'Europe, et en particulier la France, n'ont pas à être blâmées à cause de la colonisation.

Il y a le Soudan. Bizarre que les médias se soient montrés aussi peu loquaces sur les causes des drames à répétition que vit ce pays. Il y a eu le drame du Sud-Soudan, il y a maintenant le Darfour. On nous parle de silence médiatique sur le Darfour, mais ils n'ont jamais entendu parler du Sud-Soudan, qui, en ce qui concerne la couverture médiatique, est presque au Darfour ce qu'est le génocide vendéen face à la Shoah. Toujours l'immonde tri des génocides, selon le politiquement correct des victimes : au Sud-Soudan, ils sont chrétiens...
Mais justement, le fait que les habitants du Darfour soient des Noirs musulmans nous ramène à ce qui est à mon avis une des motivations principales du régime de Khartoum : non, ce n'est pas une énième guerre de religion. Juste du racisme, une réminiscence d'un des phénomènes que la colonisation a permis d'arrêter : l'esclavage des populations négroafricaines au profit des Arabes, un peu comme dans Coke en stock pour les tintinophiles (Hergé s'est d'ailleurs souvent inspiré de faits réels, cf Le Lotus Bleu).

Les historiens ont établi qu'il y avait eu en Afrique 3 catégories d'esclavagistes. Les deux premières sont les Européens (mais l'esclavagisme européen était terminé au moment de la colonisation de l'Afrique) et les Arabes. Mais en amont de ces deux trafics, il y a la vente par des tribus négroafricaines de leurs ennemis vaincus et réduits en esclavage.
Est-ce cela que nous regrettons d'avoir fait cesser ?

Et puis il y a les Caraïbes. La comparaison entre Haïti et les Antilles Françaises se passe de commentaires... Par ailleurs, la Guyane Française voit affluer les ressortissants du Surinam, ex-colonie hollandaise devenue indépendante. Ce sont en particulier les femmees enceintes qui viennent accoucher en Guyane Française...
Il y a aussi Bouteflika, président algérien, qui vient se faire soigner en France pour une maladie qui, avant 1962, était une spécialité de l'hôpital d'Alger

Les exemples sont innombrables qui prouvent les bienfaits de la colonisation en terme d'instruction, d'infrastructures, de santé... Est-ce cela que nous regrettons ?

Face à ces exemples, les arguments des adeptes de la repentance perpétuelle ne tiennent pas : en particulier, les historiens ont prouvé que la colonisation n'a pas enrichi la France.

Cette question de la colonisation n'est malheureusement pas le seul signe de faiblesse, voire de trahison de la part du président et de son gouvernement. Il ne me reste qu'à souhaiter qu'ils ne reculent pas sur la question du service minimum, histoire de ne pas me faire regretter d'avoir voté (in extremis, par peur de la greluche) pour eux...

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