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13.02.2007

Sarkozy vers l'euthanasie

Pour ceux qui en doutaient encore, Sarko confirme qu'il n'est pas un candidat pour le respect de la vie : "Quand j'entends les débats sur l'euthanasie, je veux me dire, les principes je les respecte, les convictions je les respecte, mais je me dis quand même au fond de moi, il y a des limites à la souffrance qu'on impose à un être humain", a -t-il déclaré dimanche à la Mutualité, à Paris. "On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus".
Bien sûr qu'il y a des limites que l'on doit trouver à la souffrance. Mais il y a peut-être mieux à trouver que l'euthanasie.

Mais il a annoncé qu'il parlerait aussi du suicide pendant la campagne présidentielle. "Je veux engager puissamment la recherche médicale française vers le soulagement de ce mal dont on parle si peu, mais qui est si présent pour les jeunes comme pour les moins jeunes et qui n'est rien d'autre que le mal de vivre", a-t-il dit. Là, il fait très fort :

  • L'euthanasie, c'est quoi, sinon, dans sa version la moins immonde, un suicide assisté ?
  • La seule solution qu'envisage le candidat Sarkozy contre le mal de vivre de (certains de) ses compatriotes, c'est une solution médicale. Ce faisant, il démissionne à l'avance des responsabilités qui incombent à l'homme politique qu'il dit être. Non, le mal de vivre ne se soigne pas à coups de médicaments. Le mal de vivre, c'est par l'action politique qu'on le soigne !! C'est par l'action politique que l'on rend à ses compatriotes espoir et bien-être. Par exemple, le suicide d'un nombre croissant d'agriculteurs ne pourrait être évité que par une politique volontariste visant à rendre aux paysans français leur dignité, en dynamitant le cracan bruxellois qui les opprime et les asphyxie. Mais ça, celui qui ne sait éteindre les banlieues qu'avec l'aide des imams n'a pas du tout le courage de le faire.
    Au passage, c'est par contre vers les soins palliatifs qu'il faudrait orienter la recherche médicale française...

Et comme il n'est pas à un paradoxe près, il n'hésite pas à conclure : "la politique doit réapprendre à parler de la vie" et des questions "difficiles" de société.

Moralité : Sarko est le (un) candidat de la culture de mort, mais aussi de l'éternel paradoxe, du grand écart chronique à vocation publicitaire. Et ce faisant, il prouve qu'il est bien (en pire) le fils spirituel de Chirac (qui, au moins, attendait quelques années avant de dire le contraire de ce qu'il venait d'affirmer).

POUR LA VIE,
POUR LE COURAGE DES ACTES
ET POUR LA COHERENCE DES IDEES
L'ESPOIR, C'EST VILLIERS !!

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