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18.01.2007
Débat sur l'Europe
La campagne se fait (aussi) sur Internet...
Pour ce faire je suis allé me promener sur le forum des 'Jeunes Populaires' (les 'Jeunes' de l'UMP).
Au milieu de discussions stériles aux allures de vendettas cyber-épistolaires, j'ai quand même réussi à avoir une discussion intéressante, sur l'Europe. Sujet : Constution européenne (-de l'avenir de la).
Vous pouvez la trouver ici (format Word).
16:10 Publié dans Europe, MPF, Politique française, Sarkophage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, P2V, JPF, MPF, UMP, Sarkozy




Commentaires
Avis aux amateurs. Ceci est un appel au débat. Sincères salutations
Lellouche ou l'atlantisme assumé
Depuis quelques temps le candidat Sarkozy essaye de se refaire une virginité gaulliste. Tout avait pourtant mal commencé. On le disait candidat des Etats Unis, partisan d'une coopération étroite dans le cadre de l'Otan et prônant une rupture économique, sociale et politique s'inspirant des mesures néolibérales de Reagan et Thatcher. Au point de soulever de vives inquiétudes au sein même de l'armée française : « Sarkozy est atlantiste. Par conviction, mais aussi pour faire des économies, il pourrait être tenté d'aligner la politique française sur celle de la plupart des pays européens, c'est à dire de s'en remettre à l'alliance avec les Etats Unis ». Or de rupture il n'est plus question. Et en matière de défense, il se défend de vouloir privilégier l'OTAN au dépend de la PESD (Politique Européenne de Sécurité et de Défense). Nicolas Sarkozy juge que le renforcement de cette dernière doit « rester une priorité » au moment où l'Europe et sa sécurité « ne sont pas forcément au centre des préoccupations stratégiques américaines ». Cette pointe d'américanoscepticisme est elle révélatrice d'une prise de conscience sincère de l'indépendance nécessaire à la survie de l'Europe ou bien juste une posture « diplomatique » destinée à rassurer les Français, qui, on le sait, sont pour le moins méfiants à l'égard de notre « allié »?
Pour tenter de répondre à cette question, il est intéressant de s'attarder sur l'un des plus proches conseillers de Nicolas Sarkozy : Pierre Lellouche. Ce dernier, si le candidat à l'UMP l'emportait, serait naturellement amené à occuper une place de haut rang dans le gouvernement, aux Affaires Etrangères ou à la Défense.
Né le 3 mai 1951 à Tunis, Pierre Lellouche est diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et docteur en droit de l’université d’Harvard. De 1974 à 1978, il travaille aux côtés de Raymond Aron au Groupe d’études et de recherches des problèmes internationaux (GERPI). En 1979, Pierre Lellouche est chercheur, puis directeur adjoint, de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et rédacteur en chef de la revue de l’Institut, Politique étrangère. Il enseigne à l’ENA, à l’IHEDN et dans diverses écoles de guerre. Il collabore à de nombreuses publications, Newsweek, The International Herald Tribune, Le Figaro etc. En 1989, il devient conseiller diplomatique du maire de Paris, Jacques Chirac. En 1992, il entre au comité éditorial de Survival, la revue de l’International Institute of Strategic Studies de Londres. Élu député, en 1993, il devient le spécialiste des questions de défense au RPR. Représentant de l’Assemblée nationale à l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, il est élu vice-président de cette organisation. En 1994, il est coopté à la Commission trilatérale. Lorsque Jacques Chirac est élu président de la République, il devient l’un de ses conseillers diplomatiques. En 2004. Pierre Lellouche est élu à la vice présidence de l'Assemblée parlementaire de l'ONU, tâche qu'il assumera jusqu'en 2006. Administrateur de l’Atlantic Partnership, il y siège aux côtés de Michael Howard, président émérite de l’International Institute of Strategic Affairs de Londres - dont Lellouche est par ailleurs membre - et qui a publié, en 2002, le rapport accusant l’Irak de détenir des armes de destruction massive sur lequel le département d’État s’est appuyé pour justifier de la guerre. À l’Atlantic Partnership, il siège aussi aux côtés d’Henry Kissinger et d’Henry Hyde, le président de la Commission des relations internationales de la Chambre des représentants qui vient de faire augmenter les budgets officiels de propagande du département d’État.
Son parcours est à plus d'un titre digne du plus grand intérêt. Il est révélateur tout d'abord de ses brillantes aptitudes. Et surtout il ne laisse aucun doute sur ses orientations politiques. Il n'a d'ailleurs aucun mal à les assumer. Il était l'un des rares politiques français à défendre la guerre en Irak, au côté de personnalités telles que Romain Goupil, André Glucksmann ou Pascal Bruckner. Il est amusant de remarquer que Sarkozy a donné à ces deux derniers une interview dans la Revue des Deux Mondes, en octobre 2006. Le candidat ministre y critiquait l'attitude de la France « arrogante et pas assez présente » sur la scène internationale. Il y fustigeait également l'attitude complaisante de Jacques Chirac à l'égard de la Russie et de la Chine : « On semble parfois prêt à échanger des principes contre la realpolitik », « Je ne peux pas accepter qu'au prétexte d'avoir de bons rapports avec la Chine ou avec la Russie, on s'abstienne de dire ce que l'on pense à propos de référence universelles qui ont fait la place de notre pays à travers le monde ». Et de conclure « La France doit porter des valeurs universelles, et la seule façon de les porter, c’est de les faire vivre ».
Cette animosité à l'égard de ces deux puissances n'est pas anodine. Ce sont les deux plus grandes menaces pour l'hégémonie américaine. Et rien ne fait plus peur aux Etats Unis que la possibilité d'une alliance de l'Europe avec elles. Lellouche ne porte pas non plus les Russes dans son coeur « Cet après-midi, je me suis rendu à la Galerie W, 44, rue Lepic (Paris 18e) à l’invitation de mon ami André Glucksmann. Etudes sans frontières dont je suis l’un des parrains avait organisé une exposition de peintures et de photos « Liberté culturelle de Grosny à Moscou » sur la tragédie qui se déroule en Tchétchénie dans l’indifférence générale. Je rencontre à cette occasion plusieurs jeunes étudiants tchétchènes réfugiés à Paris depuis un ou deux ans. Ils me décrivent la situation terrible dans leur pays. André Glucksmann me précise que plusieurs de leurs amis sont morts ou ont « disparus » sans laisser de traces. » Que l'ex armée soviétique n'y aille pas avec le dos de la cuillère c'est un fait. Mais jusqu'à preuve du contraire la Tchétchénie fait partie de la Fédération de Russie et l'Irak n'est pas encore le 51è état américain. Ce qui est juste en Irak, pays indépendant, deviendrait injuste en Tchétchénie, province russe. Les islamistes tchétchènes seraient ils plus humanistes que leurs confrères irakiens? On ne peut pas douter de la capacité de jugement de Pierre Lellouche. Reste donc une consciente intention politique : affaiblir la Russie et préserver les intérêts américains.
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Ecrit par : kersten | 06.02.2007
Faut-il préférer développement économique à la préservation de l'environnement? c'est une question que je pose à vous autres partisans de « fifi roi des vendéens »!
(le frein de l'union européenne)
Ecrit par : devillieronvat'..... | 07.02.2007
Non, il faut les réconcilier...
Ecrit par : jan3sobieski | 07.02.2007
Ah bien dit!
heureux de l'entendre dire aussi!
Car la Commission européenne avait tenté de pénaliser les crimes contre l'environnement dans une proposition de directive datant mars 2003, cependant, certains s'étaient opposés, dont Patrick Louis eurodéputé et membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, selon lui "C'est du fédéralisme judiciaire !". Certes, dans un sens il n’a pas tord, mais comme on dit chez nous c’est la carotte qui fait avancer l’âne, sans sanctions apparemment les gens ne sont pas capables d’avoir un minimum de respect pour notre environnement.
Mais aujourd’hui cela est entré en vigueur.
Source : le monde
Ecrit par : devillieronvat'.... | 08.02.2007
Patrick Louis n'avait pas tort, son vote n'est pas un vote sur le fond mais sur la forme : ce n'est pas à Bruxelles d'imposer le droit, fût il opportun, aux états membres
Ecrit par : jan3sobieski | 08.02.2007
Hoctus est mort, vive Hoctus !
Ecrit par : Tzara2stra | 13.02.2007
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