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13.10.2006

Anniversaire de la bataille de Verdun

medium_verdun.jpg«Depuis le temps que je participe à ce type de cérémonie, je n’avais encore jamais vu ça. C’est très impressionnant. Nous sentons ici comme jamais le poids de la reconnaissance nationale. Tout à l’heure, je pensais à tous mes camarades disparus. Pour eux, vraiment, ça fait chaud au cœur». Robert, vétéran de la guerre d’Algérie, cache mal son émotion. Étendard appuyé contre l’épaule, le vieux soldat prend la peine de souffler un instant.

Voici quelques minutes, il défilait avec 1 300 autres porte-drapeaux par les rues de la petite commune de Treize-Septiers, située au nord-est de la Vendée. Treize-Septiers qui a vibré ce matin-là comme jamais, à l’occasion d’une cérémonie exceptionnelle organisée par le conseil général en l’honneur des poilus vendéens morts dans la Tranchée des Baïonnettes.

medium_tranchee_baionettes.jpgTrente-trois jeunes soldats, venus du 137e Régiment d’Infanterie de Fontenay-le-Comte, ensevelis vivants sous la mitraille allemande, à l’aube d’un frais matin de printemps. C’était le 11 juin 1916, au lieu-dit du ravin de la Dame, non loin du fort de Douaumont, près de Verdun. Quatre-vingt-dix ans après, la Vendée a tenu à honorer le sacrifice de ses fils, morts pour que vive la France.

En présence du général commandant la région terre nord-ouest, de plusieurs unités militaires et, donc, de 1 300 anciens combattants (un record), Philippe de Villiers a rendu un hommage solennel à ces jeunes combattants tombés pour la défense du sol natal et de la liberté française. «Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour dire à nos poilus : non, vous n’êtes pas morts pour rien. Verdun est le symbole de ce que peut faire la France lorsqu’elle est rassemblée, quand elle est sûre de son destin, quand ses fils ont foi en elle, quand le tissu national est solidement tramé», a ainsi déclaré le président du conseil général.

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Cette journée clôturait l’année Verdun, instituée par le département pour honorer l’ensemble des soldats vendéens engagés dans la Première Guerre mondiale. De l’amiral Merveilleux du Vignaud au commandant Guilbaud, pionnier de l’aéronavale, du capitaine de Lattre à Clemenceau, tous deux vainqueurs de guerre mondiale, tous deux issus du même village de Mouilleron-en-Pareds, la Vendée a énormément donné à la France : au total, 22 000 morts, soit 34 % de disparus par rapport au nombre de combattants engagés. Le plus fort taux de tous les départements.

«En un temps où il est de bon ton de taire les gloires nationales, d’Austerlitz à Corneille, et de faire apparaître la France sous les traits les plus noirs, il est important de rappeler que nous sommes les enfants d’un grand pays qui a un riche passé, dont nous pouvons être fiers. Mais aussi que ce grand pays doit aujourd’hui sa liberté, son indépendance, au sacrifice consenti par des millions de jeunes soldats. Ils ont droit, à jamais, à notre reconnaissance», concluait Philippe de Villiers, devant une foule de plus de 9 000 personnes, debout et vibrante d’émotion.

Commentaires

Je découvre votre site par hasard - comme il est réconfortant de voir qu'il est encore autorisé en France de rendre gloire à ses soldats ! Je croyais que je serais seul à fêter le prochain 11 novembre, mais apparemment pas !

Et puis, il y aura sans doute eux aussi (c'est fou ce qu'on trouve on cherchant sur Internet) :

http://frenchvictories.hautetfort.com/archive/2006/02/21/21-fevrier.html

Ecrit par : Lucas | 07.11.2006

Les morts du 137e ont été enterrés par les soldats allemands après qu'ils aient conquis la tranchée principale.
A cette époque, il était courant d'y laisser les fusils afin de marquer l'emplacement des sépultures, que ce soit du côté allemand ou du côté français, tout le front de 800 kms avait été couvert de tranchées des baïonnettes.
Il faut lire "Témoins" de Jean-Norton Cru pour comprendre.
Sus aux légendes, honnorer les victimes c'est aussi rétablir la vérité.
JJAM

Ecrit par : amerein | 27.11.2006

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